La flèche d'argent des Mondiaux de Val 2009, championne de France de super-G et 2e de la spécialité de la Coupe du monde de Saint-Moritz en janvier dernier, est actuellement à Aigle en Suisse au siège de l'Union cycliste internationale (UCI) pour "bouffer" du physique avec ses copines du groupe. La skieuse des Contamines-Montjoie fait le point sur son été et son état de forme.
Marie, comment vas-tu et où en es-tu de ta préparation ?
"Là, ça va très bien. On vient de terminer une bonne étape de la préparation avec un gros bloc de physique d'abord et une grosse période de ski ensuite. On a reposé les skis pour se concentrer quasiment uniquement sur le physique. On s'est bien reposées, on va pouvoir pousser des barres, monter des cols en vélo, progresser dans ce travail et prendre plaisir à le faire... Et puis profiter un peu de l'été aussi !"
Et les vacances ?
"Je suis partie - je pense que c'était indispensable - début mai, une petite semaine en Egypte... Je n'avais pas envie de partir loin et je voulais du soleil. C'est un bon compromis. Du tourisme ? Non, enfin du tourisme... sur la plage !"
Pour ce qui est de la préparation, est-ce que tu comptes travailler des points particuliers ?
"Et bien cette année on a déjà une nouveauté avec Nicolas Brocardi, notre nouveau préparateur physique (lire ici). Ça faisait cinq ans que je travaillais avec Patrice Paquier et avec qui ça se passait super bien donc forcément il va falloir que l'on s'adapte mais il n'y aura aucun problème. Sinon, je n'ai pas forcément de grosses lacunes, c'est plus un travail général que j'ai à effectuer. Tout développer, accentuer mes points forts et travailler sur mes points faibles. Le but c'est de gagner en puissance et de garder mon explosivité."
Quels sont tes points faibles ?
"Je n'aime pas les appeler des "points faibles" parce que je ne suis pas si mauvaise que ça mais je pense avoir besoin de gagner en puissance, j'ai encore eu des problèmes pour mettre de la force sur des skis de super-G par exemple."
Quel regard portes-tu sur ta saison 2010 ?
"La saison dernière a été particulière - même si c'est de toute façon différent chaque année - j'ai vécu des choses un peu difficiles. Après j'ai eu un travail mental et un travail nerveux assez conséquent."
Parmi les choses difficiles, il y a Val d'Isère...
"Oui, la chute que j'ai eue, le fait que je n'avais plus envie de skier, que j'avais peur. En fait c'est revenu un peu au fur et à mesure. Forcément, ça m'a coûté beaucoup d'énergie et j'ai envie de m'en servir comme d'une expérience pour me montrer qu'en skiant simplement je peux aller chercher des bonnes places. Maintenant, ce qui est important à mes yeux c'est d'être régulière sur toute une course et sur toute la saison. Aller chercher la gagne : l'envie et toujours là, je sais que je peux le faire, j'en ai les moyens. Il faut que je réunisse toutes les conditions pour cela."
Tu t'es déjà fixé des objectifs pour la saison prochaine ?
"Les Championnats du monde, c'est le challenge de la médaille comme aux Jeux. Je ne vais pas dire que j'ai raté mes JO (7e en descente et 10e du super-combiné, ndlr) mais je ne les ai pas réussi non plus. Je pense que je ne suis pas loin et que je suis capable de me sublimer sur ces courses d'un jour."
Propos recueillis par Jonathan Gaillard

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